lundi 11 juin 2007

Un age d'or révolu : Le non coté déchaine les convoitises (3/3)

Reste que l’engouement pour cette classe d’actifs aura quand même une conséquence. « Il y a eu un âge d’or du « private equity ». Une époque où il y avait moins d’argent et moins d’intervenants, et où les rentabilités étaient donc élevées. Aujourd’hui, la situation a changé. Le non-coté va rentrer dans le rang et voir ses performances fléchir. Désormais, elles devraient avoisiner davantage 15% par an que 20% », estime Christian Baillet. Et encore, à condition de réussir à accéder aux meilleurs de la place ! Des prévisions qui décevront les investisseurs les plus ambitieux ! Mais qui n’ôtent rien de son intérêt patrimonial à cette classe d’actif. « Le niveau actuel des prix n’est pas un problème pour les investisseurs de long terme, ceux qui misent sur le « private equity » avec un horizon d’investissement de vingt à trente ans. Mais cela suppose que l’on prenne en compte la nature par essence illiquide de ce placement », souligne Christian Baillet. En effet, il est parfois impossible de récupérer les capitaux avant plusieurs années. C’est pourquoi les professionnels conseillent en général à leurs clients privés d’y consacrer autour de 5 % à 10 % de leur patrimoine seulement, et en aucun cas plus de 25%. Encore faut-il trouver les moyens d’investir. Même les grandes familles ont désormais de plus en plus de difficultés à investir directement dans les entreprises, tant les dossiers sont rares et convoités. De plus en plus souvent, elles entrent dans les fonds, ou à leurs côtés, à titre privé, dans les tours de table. Et pour les particuliers qui n’ont pas cette chance ? Le « private equity » n’est pas pour autant inaccessible. Selon les capitaux à investir et l’horizon de placement, il existe pour chacun une façon d’y accéder. Suivez le guide.
Un article du FIGARO en date du 11/06/2007

Les prix flambent : Le non coté déchaine les convoitises ( 2/3)

« Ce secteur a changé d’échelle. Il y a quinze ans, le « private equity >», c’était 15 milliards de dollars gérés dans le monde. Aujourd’hui, c’est cent fois plus. Compte tenu de la taille qu’ils atteignent, les fonds sont contraints de trouver des cibles de plus en plus importantes. C’est pourquoi certains convoitent même désormais des sociétés… cotées en Bourse ! », souligne Antoine Dréan, le président de Triago, une société indépendante spécialisée dans la levée et le reclassement de fonds de « private equity ». Les entreprises susceptibles de faire l’objet d’un rachat sont trop peu nombreuses pour les masses de capitaux en quête d’investissements. Leurs vendeurs ont beau jeu demettre les fonds en concurrence, pour faire monter les enchères. « Sur une bonne affaire, on trouve aujourd’hui parfois plusieurs dizaines de prétendants », observe Antoine Dréan. « Certains investisseurs courent après les fonds, qui eux-mêmes courent après les managers d’entreprise », fait-il remarquer. Bilan ? Les dossiers sont de plus en plus « tendus » : pour financer des acquisitions de plus en plus importantes, et de plus en plus onéreuses, les fonds empruntent toujours plus. Avec la bénédiction des banques. En espérant que les entreprises rachetées dégagent des revenus suffisants pour permettre de rembourser prêts et intérêts. « Aujourd’hui, dans certaines opérations, une grande partie de la trésorerie de la société cible doit être mobilisée pour permettre de faire face à la dette du holding de reprise », souligne Éric Gaillat, directeur associé d’Alto Invest. Et sur certaines cibles, désormais, les LBO se succèdent en chaîne. « On voit des fonds garder une entreprise un à trois ans, puis la revendre, avec souvent la même équipe dirigeante, à un autre fonds », observe Noël Albertus. Des symptômes inquiétants ? Les professionnels ne prédisent pourtant ni catastrophe ni retournement brutal du marché. Les risques sont bien identifiés. Une hausse brutale des taux d’intérêt (les opérations sont financées à taux variables) de deux ou trois points pourrait paralyser les montages. Mais elle n’est pas à l’ordre du jour. Une restriction brutale des crédits bancaires ? Ce scénario n’est pas pris au sérieux. Une dégradation de la conjoncture économique en Europe, entraînant une chute brutale des profits des entreprises, et rendant du même coup la dette plus difficile à rembourser ? Les économistes n’y croient pas.
Un article du FIGARO en date du 11 juin 2007

Le non-coté déchaîne les convoitises 1/3

Les affriolantes rentabilités des fonds qui investissent dans le non-coté font rêver. Pourtant, le marché est sous pression et les perspectives de gain s’amoindrissent.
Les grandes familles ne s’y sont pas trompées. En France, à elles seules, elles ont rassemblé l’an dernier 10 % des capitaux levés dans le « private equity ». Elles ont misé quelque 1,2 milliard d’euros, contre seulement 700 millions un an plus tôt. Un bond encore plus important que celui du marché lui-même, où la collecte a pourtant progressé de 26 %. Les investisseurs institutionnels, eux aussi, se ruent sur cette classe d’actifs, après l’avoir pourtant longtemps boudée. Pourquoi tant d’enthousiasme ? Parce que les rentabilités sont plus que brillantes. « Dans le passé, le non-coté a été l’une des classes d’actifs les plus rentables. Les bons intervenants de la place ont obtenu des performances de l’ordre de 20% par an », souligne Christian Baillet, directeur général de Quilvest Banque privée. La principale cible de toutes ces convoitises ? Les fonds de LBO (leverage buy-out). Des fonds qui, grâce aux crédits bon marché généreusement distribués par les banques, prennent le contrôle d’entreprises, qu’ils revendront, quelques années plus tard, aux dirigeants eux-mêmes, à un autre groupe ou sur le marché, après une introduction en Bourse. « C’est le secteur le plus en vue, beaucoup plus recherché, par exemple, que le capital-risque (les investissements dans les start-up) ou même le capital développement, c’est-à-dire les prises de participation minoritaires dans des entreprises, lors par exemple d’augmentations de capital », explique Noël Albertus, président de Price Waterhouse Coopers Corporate Finance. Et cela ne va pas sans inconvénient.
Article du FIGARO en date du 11 juin 2007

jeudi 7 juin 2007

Fonds activistes et code de bonne conduite

Point besoin d'élaborer un code de bonne conduite particulier pour encadrer le rôle que peuvent jouer les fonds d'arbitrage ("hedge funds") activistes, ou les fonds de capital investissement dans la gouvernance des entreprises.
C'est la conclusion à laquelle arrive l'OCDE à l'issue de réflexions engagées en novembre.
Selon l'organisation, les fonds activistes peuvent contribuer à l'amélioration des pratiques de gouvernance en faisant un usage "actif et avisé" de leurs droits d'actionnaire.

mercredi 6 juin 2007

Origine des Hedge Funds

L'origine des Hedge funds remonte à plus de cinquante ans.
Il est généralementa dmis que le premier de ces fonds a été créé en 1949 aux Etats-Unis par Alfred Winslow Jones. Le terme de Hedge Fund (fonds de couverture), qui n'a été forgé qu'ultérieurement, a été retenu parce que le style de placement du fonds d'origine était conçu pour rester neutre aux évolutions générales des marchés en combinant des positions courtes et longues.
De cette manière, les fonds pouvaient chercher à réaliser des rendements absolus dans des conditions de marché variables.
Sur la période plus récente, toutefois, le terme de hedge fund est appliqué a tous véhicule de placement collectif privé destiné à des investisseurs " sophistiqués", peu réglementé et ayant recours à l'effet de levier.

lundi 4 juin 2007

Cheque en blanc


Les erreurs passées ne doivent pas servire d'excuse aux errements d'aujourd'hui. Telle est pourtant la situation actuelle du débat qui ne cesse de monter autour des indemnités de départ allouées aux patrons des grandes entreprises.
Ainsi, les grands actionnaires d'EADS se sont-ils réfugiés derrière un contrat signé il y a plusieurs années pour ne pas remettre en question le package" accrodé à Noël Forgeard. Il peut sembler étrange que leSerge Tchuruk ait perçu 5.6 millions d'euros d'indemnités de "départ" alors même que, dans son cas, partir c'est rester un peu !
Passé l'age de la retraite le voila toujours dans le groupe, glissant du poste de PDG à celui de président non executif. Mais pas question de revenir sur un contrat signé en 1995 selon lequel il toucherait deux ans de salaire à la cessation de ses fonctions.
Le parachute est supposé amortir une chute, or le seul qui ait chuté dans l'affaire est le titre du groupe, divisé par deux au bout de dix ans de gestion, certes dans un contexte de marché tourmenté, de l'homme aujourd'hui récompensé.

vendredi 1 juin 2007

TRANSPARENCE : Année record pour la communication financière

L'an dernier, la communication financière des entreprises a battu des records, selon l'Observatoire de la publicité financière réalisé par l'agence Euro RSCG & Co.
Les bons résultats enregistrés par les entreprises du CAC 40 ainsiq que le boom des fusions et acquisitions ont conduit les entreprises à accroître leurs efforts en matière de communication financière.
L'enquête montre que "les campagnes financières sont mises au service de la relation des entreprises avec leurs stakeholders afin de créer les conditions de la confiance dans le titre".
Par ailleurs, "la tendance à une prise de parole publicitaire systématique lors d'une opération de M&A est ^massive en 2006, preuve de la maturité de ce marché.

Boom des plans d'actions gratuites

Depuis Janvier, des grands groupes comme AXA, France Télécom, Generali et Essilor, ont lancé ou s'apprêtent à le faire des distributions d'actions gratuites à leurs salariés. Cet essor fait suite à la loi sur la participation adoptée fin 2006, qui facilite et encourage fiscalement le versement d'actions gratuites.
De son coté, dans son rapport à paraître la semaine prochaine le Conseil supérieur de la participation se réjouit, en 2005, des sommes distribuées au titre de la participation (12,7 milliards d'euros) mais constate un coup d'arret dans les PME. Il réfléchit à l'instauration de nouveaux cas de déblocage anticipé de la participation. Celle-ci pourrait ainsi être rendue disponible dès la naissance du premier enfant et non plus du troisième.

Des actionnaires inquiets de la réputation de Wal-Mart


Certains investisseurs institutionneles détenant des parts dans le capital de Wal-Mart, dont F&C Asset Management, vont déposer une proposition lors de l'assemblée générale annuelle demandant au conseil d'adminisitration du géant de la distribution d'adopter un plan visant à améliorer la réputation de Wal-Mart.

mardi 29 mai 2007

ERAMET : Reconduction du pacte d'actionnaire


Les deux principaux actionnaires d'Eramet reconduisent leur pacte.
Areva et la famille Duval, les deux principaux actonnaires du groupe minier Eramet, ont annoncé hier la reconduction de leur pacte d'actionnaires pour un an à compter du 1 er juillet, ce quileur laisse néammoins la possibilité de céder leur participation.
"Sorame-Ceir" (37 % du Capital, représentant du capital, représentant la famille Duval) et Areva (26%)s'étant informés mutuellement de leur intention de ne pas dénoncer ce pact avant le 1 er juin 2007, il sera reconduit pour une durée d'une année à compter du 1 er juillet 2007", ont annoncé les deux groupes dans un communiqué.
L'annnonce de sa reconduction garantit pour l'instant une certaine stabilité au capital d'Eramet, alors qu'Areva et les Duval ont fait tomber le 25 avril, à la surprise générale, le PDG du groupe Jacques Bacardats, remplacé par Patrick Buffet, memebre du conseil de surveillance du groupe nucléaire.

lundi 28 mai 2007

Les gérants et le vote

Quelques chiffres :
Sondage AFG réalisé auprès d'un panel de société de gestion

Taux de participation aux assemblées générales françaises : 85 %

11 résolutions en moyenne votées par assemblée

47 % des sociétés de gestion ont un service dédié en charge de l'analyse des résolutions, comportant de 2 à 3 personnes

Les sociétés de gestion ont voté :
- "pour" à 85 % des résolutions,
- "contre" à 13 % d'entre elles,
- "abstention" dans 2 % des cas.

Les principales raisons de non-participations au vote :
- des difficultés techniques (47% des personnes interrogées)
- un niveau d'informations disponible (26 %)
- la non-réception des formulaires (11 % des réponses)
- le blocage des titres (11%)

L'entêtement de Bolloré


Vincent Bolloré s'inspire sans doute de Guillaume d'Orange, auteur de la célèbre formule : "Point n'est besoin d'éspérer pour entreprendre, ni de réussir pour perséverer".
Mais son obstination à vouloir faire nommer des représentants au conseil d'administration d'Aegis contre l'avis d'unmanagement hostile à l'arrivée d'un concurrent à la table à quelque chose d'incompréhensible. L'écrasante majorité d'actionnaires qui a rejeté pour la quatrième fois en douze mois, les candidats proposés par Bolloré devrait faire comprendre au raider français qu'on ne plaisante pas avec la gouvernance outre-Manche et que les prises de contrôle rampantes n'ont pas cours au pays de Sa Gracieuse Majesté.
En espérant que le temps arrangera les choses, le président d'Havas fait sans doute un contresens. Au Royaume Uni, ce n'est pas avec 29 % du capital que l'on fait la pluie et le beau temps dans une entreprise. Si on veut la controler, il faut lancer une OPA en bonne et due forme et convaincre une majorité d'actionnaires, moyennant des arguments sonnants et trébuchants, d'apporter leurs titres.
Il est vrai que l'exemple d'Havas, dont Bolloré a pris le contrôle, il y a deux ans, avec 22 % seulement du capital portés depuis à 30 %, peut paraitre plaider en son sens. Mais la peu glorieuse performance du titre, qui a perdu 20 % en deux ans quand le SBF 120 gagnait 50 % explique surement la méfiance des Britanniques.

Les Echos Entreprises et Marché - lundi 28 mai 2007

Les actionnaires doivent décider des rémunérations des dirigeants

Certes, les actionnaires peuvent se tromper en surestimant la capacité d’un dirigeant qu’ils embauchent; certes, les processus de gouvernance ne sont pas parfaits, de telle sorte que les dirigeants peuvent parfois se faire attribuer à eux-mêmes des rémunérations ou des stock-options qui peuvent sembler excessives par rapport à leurs talents.

Mais les gros actionnaires ont le moyen de contrôler ces décisions par leur présence au conseil d’administration et les petits actionnaires ont la liberté de ne pas acheter les actions d’entreprises qui leur semblent rémunérer leurs dirigeants trop généreusement.

On peut d’ailleurs voir un signe clair des facultés d’auto-ajustement du capitalisme dans le fait que même les petits actionnaires s’organisent de plus en plus pour
contrôler les décisions des dirigeants, par exemple celles qui concernent les rémunérations.

vendredi 25 mai 2007

Golden Handshake


NDLR : "poignée de main dorée"
Somme donnée au dirigeant au moment ou il signe son contrat afin de compenser ce qu'il laisse "sur la table" en quittant son poste précédent.
Egalement dénommé "Welcome Bonus" ou "Sign on bonus"

mercredi 23 mai 2007

Dicton

Lorsque la bourse valorise mieux l'illusion de la richesse que la richesse elle-même, on peut parler d'une bulle

Révision du pacte d'actionnaires d'EADS


"Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour une révision du pacte d'actionnaires d'EADS. Il juge cela indispensable pour procéder à une augmentation de capital et à l'arrivée de nouveaux actionnaires qui voudront être associés à la gestion du groupe", rappelle Louis Gallois - co président exécutif français d'EADS dans un entretien au Monde.
"C'est une option que je partage, même si j'ai toujours eu le soutien des actionnaires actuels et en particulier d'Arnaud Lagardère pour mener les actions que je jugeais utiles" ajoute-t-il.

Les hedges funds mettent à jour leur guide de bonnes pratiques


L'AIMA (Alternative Investment Management Association) a dévoilé hier une mise à jour de son guide des bonnes pratiques, initialement publié en 2002. Ce document balaie au fil de ses 65 pages différents points comme la création d'un hedge fund, la gestion du risque ou les procédures de contrôle. Il attire notamment l'attention des gérants sur la diversité des lois et réglementations qui régissent l'activité en Europe.
"Certaines d'entre elles peuvent être complexes et leur application peut s'avérer obscure" prévient l'AIMA. Face à la multitude des règles dont font déjà l'objet les hedges funds, l'association répond de maniére indirecte aux demandes allemandes de création d'un code de conduite. Pour l'AIMA, " les gérants de hedges funds devraient conduire leur affaires de manière autonome et considérée par tout intervenant raisonable comme prudente, honnête et honorable." De quoi rendre inutile la création d'un code.

mardi 22 mai 2007

"Value investor" et "Value Trap"

Le comportement émotionnel et la psychologie des investisseurs créent souvent des opportunités saisies par des « value investor » (ce que sont Bernard Arnault, Albert Frère ou Michel David-Weill par exemple), en abaissant la valeur boursière de bonnes entreprises en dessous de leur valeur intrinsèque. Néanmoins, de telles sociétés restent affectées par la psychologie négative du marché pour des périodes plus longues qu’initialement escompté et peuvent ainsi constituer un piège (« value trap »).
L’élimination de l’écart entre la valeur réelle et boursière exige du temps

Opération record dans les télecoms aux USA


C’est la plus grosse opération de rachat d’un groupe de télécommunications par des acteurs du « private equity » qui vient d’être annoncée hier aux Etats-Unis.
Pour 27,5 milliards de dollars en cash (20,4 milliards d’euros) comprenant 2,8 milliards de dollars de reprise de dette, les fonds TPG et Goldman Sachs Group devraient s’emparer d’Alltel.
A l’image des entreprises privilégiées par le « private equity », Alltel est à la fois peu endetté (1,8 milliard de dollars en net à la fin 2006) et génère des cash-flows importants (près de 3 milliards de dollars prévus en 2007).

lundi 21 mai 2007

Pékin va devenir le premier actionnaire minoritaire


Tout un symbole. L’un des derniers grands pays communistes va devenir l’un des principaux actionnaires du nouvel emblème du capitalisme américain.
La Chine a en effet l’intention d’investir 3 milliards de dollars au capital de Blackstone à l’occasion de son introduction à la Bourse de New York. En détenant un peu moins de 10% du capital, Pékin deviendra le premier actionnaire minoritairedu plus gros fonds d’investissement américain, dont ses fondateurs conservent le contrôle.
La République populaire s’est engagée à conserver pendant quatre ans au moins cette participation qui ne lui donnera aucun droit de regard sur la conduite des opérations de Blackstone. Elle ne lui donnera pas non plus accès aux généreux rendements que procurent les fonds de « private equity » gérés parBlackstone.
Mais elle lui permet de commencer à diversifier l’investissement de ses gigantesques
réserves de change, évaluées à plus de 1.200 milliards de dollars.
Après avoir, pendant des années, utilisé ces fonds pour acheter des bons du Trésor américain, des placements sûrs mais à la rentabilité limitée, le gouvernement a décidé, en début d’année, de s’essayer à des placements plus risqués et plus rémunérateurs.
La structure d’investissement de la banque centrale, Central Huijin, travaille à la mise en place d’une nouvelle agence publique d’investissement dotée d’au moins 200 milliards de dollars puisés dans les réserves de change.
Cette structure pourrait réaliser ses premiers achats dès la fin 2007.
S’inspirant des agences publiques mises en place à Singapour et dans les pays du Golfe, le futur fonds chinois pourrait investir dans des sociétés publiques du pays, des groupes privés, des multinationales étrangères, des bons du Trésor − autre qu’américain − ou des actifs du secteur de l’énergie.

Un excellent article des Echos - Lundi 21 Mai 2007